Les hommes d'action : une de mes sources d'inspiration

          Gdc      Gign    Fp
 

Petite, comme Mylène Farmer, je voulais être un garçon. Je jouais au foot, aux billes, les poupées m'ennuyaient, et j'avais plus de copains que de copines. J'étais d'ailleurs la seule fille du « club des 5 » de mon école primaire.

Je trouvais les garçons plus audacieux, plus « vivants », moins empruntés. Avec eux, les choses étaient plus simples et plus franches...

En grandissant, mon côté yin s'est développé, mais une sorte de fascination pour ce que je n'étais pas, m'est restée.

 

J'ai toujours été très admirative des hommes d'action, parce que c'est finalement leur propension à se confronter physiquement aux situations qui me fascine.

Ma force psychologique étant bien supérieure à ma force physique, je sais que cette dernière est l'ultime partie de moi que j'ai envie d'exposer. A mes yeux, c'est le sacrifice extrême, la mise en danger pure, le risque bien réel et poussé de perte de vie.

Militaires, gardes du corps, policiers, mercenaires, peu importe ce qu'ils sont, leurs capacités sont, à mes yeux, bien supérieures aux nôtres. Parce que, pour les meilleurs d'entre eux, nous nous trouvons face à des hommes qui disposent non seulement d'un intellect au moins équivalent au nôtre, mais qui sont aptes, de surcroît, à gérer des situations de crise qui nous tétanisent, à entrer en choc frontal avec le danger, à savoir comment s'en prémunir, l'éradiquer, à se faire mal sans chouiner, sans faiblir, à encaisser cent fois ce que nous aurions du mal à supporter une seule. Ils sont capables de regarder la sauvagerie de l'homme dans les yeux, et de rivaliser avec elle.

 

L'adrénaline est leur essence, je sais. Il faut aimer ce type de « drogue » pour en devenir dépendants, ce qui simplifie considérablement leurs situations : sous son injonction, ils déploient leur savoir-faire et prennent leur pied.

Il n'empêche... Ils sont plus que nous ne sommes. Ils sont nous, en plus forts. Moins de peur, plus de maturité face à l'agression, à la douleur. Et pour certains, la plupart de ceux que j'ai croisés en tout cas, un sens de l'abnégation, du sacrifice, du « jeté au feu », qui nous est parfaitement étranger, et qu'on a toujours tendance à voir comme l'apanage des héros de télé, alors qu'il fait partie intégrante de leur réalité.

Je ne dis pas que nous sommes incapables de devenir comme eux dans des circonstances extrêmes, je dis juste qu'ils possèdent un professionnalisme qui nous échappe et qui, par les temps qui courent, est un atout indéniable.

 

Voilà d'où me vient cette fascination, et pourquoi elle alimente systématiquement mes « héros ». L'extrême est toujours le dernier endroit où on a envie de mettre les pieds, alors que eux... s'y jettent sciemment et savent le gérer. Pour en avoir connu quelques-uns, je leur rends hommage par ces quelques lignes, parce que je sais ce qui les anime, et je sais ce qui les mine... sans mauvais jeu de mots.



Pk

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau