La 3e guerre en résonance avec l'actualité


 

A la lumière des récentes évolutions de l'actualité, de la fièvre qui monte sur les réseaux sociaux, de la triste vérité, longtemps considérée comme excentrique, ubuesque, selon laquelle une élite déploie des trésors de génie pour régenter le monde selon son bon vouloir, un petit coup de projecteur s'impose.

 

Quand j'ai commencé à travailler sur l'élaboration de ce livre, en 2006, et que je concluais de mes recherches que nous étions aux prises avec une mentalité féroce, dont l'objectif premier était d'asservir massivement, de bien des façons, on me prenait pour, au mieux, une conteuse d'histoire inspirée, au pire, pour une « conspirationniste puérile et mal informée ».

 

Aujourd'hui... bien des langues se sont calmées dans mon entourage. « La 3e guerre », sous ses dehors de fiction, où des forces puissantes finissent par naître et s'articuler en un tsunami de renversement, devient de plus en plus réelle. Le roman passe un pied dans notre présent, comme s'il changeait de dimension. Nous passons du virtuel à la réalité.

 

La prise de conscience est de plus en plus globale. Entre les « loi sur le renseignement », « l'article 49.3 », pieds de nez de plus en plus ouverts et décomplexés aux populations et au processus démocratique ; entre les frasques de banquiers qui font tourner le monde sur leur doigt, les très riches qui ne paient pas d'impôts, et les très pauvres qui ne sont plus l'apanage des « pays en voie de développement » (développement vers quoi, je vous le demande) ; entre le constat de plus en plus assumé que la sacro-sainte croissance est une religion létale et que la planète elle-même en crève... entre tout ce fatras devenu indéniable, criant, aberrant, les gens se réveillent. Doucement, mais ils y viennent.

 

Les propos de « La 3e guerre » ne sont soudain plus aussi loufoques que cela.

Ne reste que son aspect » révolution globale » qui reste embourbé dans le fictif.

 

S'il est vrai que, comme tout bon roman, il fait appel à des ficelles narratives dont nous aimerions bien disposer concrètement, pour renverser le pouvoir dominant, il n'en reste pas moins que son contenu a encore beaucoup à offrir. Il a en fait « l'essentiel » à offrir... Le retour de la foi. En nous-mêmes, en nos capacités de citoyens, en un pouvoir oublié, enfoui sous des chapes de conditionnement, dont les couches se sont accumulées au fil des siècles comme les strates géologiques de cette planète.

 

« La 3e guerre » est là pour le souffle. Pour reconnecter le lecteur avec une partie de lui qu'il pense inexistante et ne demande en fait qu'à se réveiller. Résurrection d'un lointain passé, insurrection de l'être, retour à la réalité : nous ne sommes pas condamnés à vivre dans ce monde. Nous ne l'avons jamais été. « La 3e guerre » nous hurle de nous en rappeler.

 

Je suis heureuse d'avoir écrit ce livre. Parce qu'au moins, j'aurai légué. Légué une histoire qui permette de se souvenir que toute fiction... prend appui sur la réalité. NOUS sommes cette réalité.

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Date de dernière mise à jour : 05/07/2016